La Chapelle Chaussée

 

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dimanche 9 juillet 2017

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Vide grenier lotissement de Monturan

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Histoire

Historique


L’histoire de la Chapelle Chaussée
La Chapelle Chaussée tire son nom de sa situation : une chapelle sur « la chaussée », voie gallo-romaine reliant Rennes à Dinan et Corseul. En 1202, on relève le nom de Capella de Calceia qui devient sur des actes de 1220 et 1442 Capella Calciata.
Contrairement à certaines hypothèses, « Calceia », « Calciata » n’évoquent pas la chaux, absente dans cette zone argileuse, mais très certainement la « chaussée » qui désigne la voie romaine.

C’est en 1243 qu’est érigée la paroisse de La Chapelle Chaussée dépendant de l’abbaye Saint-Georges de Rennes.

Au Moyen-Age, le château-fort du Châtelier était le chef-lieu d’une seigneurie appartenant à Anette de Dinan, épouse de Philippe de Quélennec, à la fin du XIVème siècle. Une centaine d’années plus tard, le seigneur de Beaufort, héritier d’une partie des fiefs du Châtellier, les transmet à sa fille Michelle de Châteaubriant, femme de Michel Ferron, seigneur de La Marre.

Après la famille de Boisorçant qui en est propriétaire en 1541, les terres et seigneurie du Châtellier passent aux familles de Talhouet-de Kervéon, le Gonidec seigneur des Aulnais, le Mintier seigneur de Carminé et, en 1695, à Jacques Renaud de la Bourdonnaye, Seigneur de Blossac. L’illustre famille rennaise de Blossac en est encore propriétaire en 1789.

La Châtellenie du Châtellier avait droit de haute justice ; sa juridiction relevait directement du roi et s’exerçait à Hédé. Ses fiefs s’étendaient sur La Chapelle Chaussée et sur six autres paroisses. Le domaine comprenait entre autres : la métairie et le moulin à eau du Châtellier, la forêt de Nidecor, le château de Maugis, motte de terre démolie au XVIIè siècle et le manoir de Lalleu où subsistent les vestiges des anciens fossés.

Propriété de la même famille depuis 500 ans, le château d’agrément construit près du bourg date du XVIè siècle. Les gerbières dont les sculptures représentent les rayons du soleil attestent de son remaniement à l’époque de Louis XIV. En 1834, l’architecte rennais Louis Richelet, s’inspirant d’exemples italiens, supprime l’entrée par la façade nord, côté route de Rennes à Dinan et ouvre l’accès par un double escalier de pierre sur la façade sud vers un parc paysager. En dégageant la perspective côté nord il met en valeur l’élégance de cet édifice à l’architecture exemplaire.

En limite du bassin de Rennes, La Chapelle Chaussée est une commune à dominante agricole qui a compté plusieurs manoirs et maisons de tisserands participant à la réputation des toiles de chanvre et de lin de Bécherel- Tinténiac et surtout de très nombreuses fermes isolées ou groupées en hameaux comme Chantelou, la Touche, la Menouais. Aujourd’hui, les petites fermes ont disparu, ou sont en voie de disparition, laissant la place à des exploitations de 50 à 100 hectares.

Une population atteignant jusqu’à 1 500 âmes au XIXè siècle a fait vivre un bourg à l’activité artisanale et commerciale importante. Dans la première moitié du XXè siècle, on y comptait :

8 Cafés 6/7 épiceries 3 boucheries
2 boulangeries 1 minoterie 3 menuisiers
1 charron 1 maréchal-ferrant 2 mécaniciens agricoles
1 mécanicien en cycles 1 ferblantier zingueur 2 quincailleries
1 cordonnier (et coiffeur) 1 bourrelier 2 maçons
1 couvreur 3 / 4 couturières 1 tailleur
1 cerclier 1 marchand de cochons 2 marchandes de galette
4 fermes…en agglomération

Son marché au beurre approvisionné par les fermes de la commune et des communes environnantes était renommée et jusqu’à la fin de la seconde guerre mondiale attirait chaque vendredi jusqu’à sept marchands de beurre et œufs.

Après un fléchissement démographique marqué, la Chapelle Chaussée, bien placée sur la route Rennes-Dinan- Côtes d’Armor, retrouve une nouvelle vitalité.

Le Chateau



(non ouvert au public)

A la sortie du bourg sur le bord sud de la route. C'est une construction du XVème siècle, remaniée à l'époque de Louis XIII et au XVIème siècle. On y voit trois pavillons Louis XIII à toits élevés à gerbières et deux tourelles couvertes en dômes et surmontées en campaniles. Les toitures reposent sur des corniches modillonnées. De belles cheminées se trouvent à l'intérieur. Il était aux Garel SEIGNEUR DE LESGUAYN en 1445 et 1555 et fut vendu aux GUINGENE en 1577.

Le Bourg

Ancien évêché de St Malo. Canton de Bécherel. Cette commune doit son nom à une ancienne chapelle qui se trouvait sur la voie romaine de Rennes à Corseul, remplacée aujourd'hui par la route de Rennes Dinan. La Chapelle- Chaussée ancienne trêve de Tinténiac, fut érigée en paroisse dans la première moitiée du XIIème siècle, elle appartenait à l'Abbaye de St Georges de Rennes.




Rte de St Gondran à Langan

Ancien manoir de LALLEU ou de la HINGARIS à 1300 m au sud-est du bourg sur le nord-est de la route.

Il avait autrefois une chapelle et il était aux Le ROUX Juveigneur des seigneurs du Chatellier.

Le mot de LALLEU désigne "une terre libre qui n'est chargée d'aucun service ni d'aucune redevance et était soumise simplement à la juridiction seigneuriale". La ferme actuelle est enfermée dans une enceinte canée analogue à celle qui suit.

A 600 m au sud-est de LALLEU sur le bord ouest de la route se trouvait autrefois une motte entourée de douves, appelé Château-Maugis ou Château Pongis. Elle occupait l'angle sud-ouest d'un champ entouré d'une enceinte carrée qui contenait des traces de feu. On y rencontre des fragments de briques romaines. Un double talus relie cette enceinte à la précédente

L'église

Se composait primitivement d'une simple nef du XVe siècle comme l'attestent sa fenêtre flamboyante et sa porte ouest que décorent des colonnettes et des voussures. On ajouta plus tard à cette nef deux chapelles de dimensions inégales, dont l'une supportait un clocher. Le chœur fut refait à la fin du XVIIe siècle et portait à l'extérieur les dates de 1785 et 1786. Enfin la nef fut reconstruite avec deux collatéraux vers1830. La tour est sommée d'un toit en carène avec campanile.

La maîtresse vitre figurait en 1750 la Passion et la Mort de J.C. La vitre de la chapelle portait les armes des DE LAVAL seigneur de Montmuran aux Iffs du milieu du XIVe siècle au milieu du XVIe siècle. Les seigneurs de Lesnaren en Tinténiac possédaient un enfeu au côté sud de l'église.

L'église avait aussi en 1680 une pierre tombale élevée de terre avec "figure d'un gendarme élevé en bosse". Cette pierre portait les armes des seigneurs de la Chapelle- Chaussée, elle se trouvait au pied du sacraire. Les armes de l'Abbaye de St Georges de Rennes se voyaient dans le chœur.

Tintin

 
Histoire-hommage à Mme CLEMENT Maria

hommage à Mme CLEMENT Maria

Décès de Madame Maria CLEMENT
Maria est décédée le 2 novembre 2012 à l’âge de 88 ans .
Un témoignage de reconnaissance lui a été rendu à l’église par la famille
Nobilet.
L’histoire rappelle qu’elle a été une aide précieuse à Mme Jean Nobilet en 1943.
Alors âgée de 19 ans, elle était employée à la ferme de la Talmachère en Saint
Brieuc des Iffs ainsi que 2 commis Henri Levey et Eugène Charpentier. Son
patron, Jean Nobilet participait à la Résistance en collaboration avec l’abbé
Gresset, curé de la paroisse. Suite à un parachutage d’armes des alliées dans la
nuit du 6 novembre 1943 sur les terres de la ferme et d’un officier anglais caché
dans la ferme, la Gestapo et la Milice sur dénonciation interviendront dans la
nuit du 27 novembre 43 à 2 heures du matin, interrogeant et frappant tous les
résidents de la maison dont Maria . Elle savait tout ( Georges, parachutiste
anglais caché, armes…) mais a toujours nié
Lorsque les 2 commis eurent déterré les armes et que la bande ( gestapo et
Milice) eurent trié toute la nourriture, ils embarquent Jean Nobilet et 7 autres
personnes d’abord à Rennes puis en déportation au camp de concentration de
Mauthausen.
Six d’entre eux sont morts, seul le fils cadet Jean, âgé de 16 ans au moment des
faits reviendra terriblement affaibli.
Lors des adieux douloureux du départ vers l’enfer des camps, Maria fait la
promesse à Jean Nobilet qu’elle restera toujours auprès de Mme Nobilet.
Promesse tenue. Malgré la peur, elle refusera de quitter l’exploitation et de
suivre ses parents venus la chercher
Ayant refusé toutes décorations et honneurs, elle est restée une héroïne de guerre
modeste .
Au revoir Maria.

 
Histoire-
 

Info Bretagne

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http://www.infobretagne.com/chapelle-chaussee.htm